Un expert Promévil et son client conçoivent un dispositif devant un tableau blanc

L’ingénierie sociale

Chaque territoire, chaque population, chaque situation appelle sa réponse. L’ingénierie sociale de Promévil, c’est la capacité d’étudier, de concevoir et d’organiser un dispositif de médiation sur mesure : analyser votre contexte et vos objectifs, définir la forme d’intervention, sa durée, le nombre et le profil des médiateurs, le reporting et la mesure des résultats, en dialogue permanent avec vous.

Sur mesureUn dispositif conçu pour votre situation, pas un modèle imposé.

Étudier, concevoir, organiser

Un dispositif de médiation ne se choisit pas sur catalogue. Notre bureau d’ingénierie analyse le contexte, le besoin et vos objectifs : profil de la population, configuration du site, actualité du territoire, moyens mobilisables. De cette analyse découle la conception du dispositif : quelle forme d’intervention, à quel moment, sur quelle durée, avec combien de médiateurs et de quels profils, quel reporting, quels objectifs et quelle mesure des résultats.

Cette rigueur méthodologique est le fruit de trente ans de dispositifs montés, tenus et évalués. Elle s’exerce toujours au plus près des particularités locales et temporelles : ce qui vaut pour un pôle d’échange un soir d’été ne vaut pas pour un patrimoine en réhabilitation un matin d’hiver.

1. Audit et diagnostic

Étude d’opportunité sur site, définition du type d’intervention, dimensionnement du service et démarches d’implantation. On ne conçoit rien sans être allé voir.

2. Projet de prestation

Le dispositif proposé est ajusté avec vous jusqu’à l’accord final : périmètre, horaires, équipe, indicateurs. La convention de partenariat fixe ce qui sera fait, et comment on le mesurera.

3. Partenariat et suivi

Reporting en continu sur nos outils métier, comités de pilotage mixtes, résultats présentés au regard des modalités convenues. Le dispositif s’ajuste tant qu’il vit.

Rassemblement d'habitants autour d'une table, à l'écoute

Votre vision d’abord, une communication permanente

Beaucoup d’opérateurs imposent leur manière de faire. Nous faisons l’inverse : l’écoute du donneur d’ordre et la communication permanente font partie du dispositif au même titre que les médiateurs. Vous gardez la vision ; nous apportons notre expérience, la méthode, l’adaptabilité, et la franchise du terrain, y compris quand ce qu’il révèle bouscule le projet initial.

Ce que notre bureau d’études sait produire

Les études qui alimentent la conception d’un dispositif — et qui se mènent aussi pour elles-mêmes, quand votre besoin est d’abord de comprendre un territoire.

DiagnosticsSavoir avant de déployer.

Diagnostics sociaux de terrain

Un diagnostic social ne se fait pas en salle. Nos équipes vont sur site, à des horaires variés, rencontrent les habitants, les gardiens, les commerçants, les associations, les agents de proximité. Elles observent les usages réels des espaces, qui les occupe, quand, pourquoi, et recoupent ces observations avec les données dont dispose le donneur d’ordre.

Le livrable n’est pas un rapport de constat. C’est un document opérationnel : ce qui pose problème, à quel endroit, à quelles heures, pour qui, et quelles réponses sont réalistes compte tenu des moyens disponibles. Il sert de base au dimensionnement d’un dispositif, ou à sa réorientation lorsque celui en place ne produit pas les effets attendus.

Batterie de boîtes aux lettres dans un hall d’immeuble

Enquêtes d’occupation

Les fichiers de gestion locative disent qui est titulaire du bail. Ils ne disent pas qui vit réellement dans le logement, ni depuis quand, ni dans quelles conditions. Cet écart devient critique dès qu’une opération de réhabilitation ou de relogement se prépare.

Nos enquêteurs procèdent en porte-à-porte, avec des passages répétés en soirée et le week-end pour atteindre les ménages actifs. Ils recueillent la composition familiale réelle, les situations de sous-occupation ou de suroccupation, les besoins d’adaptation du logement, les fragilités qui appellent un accompagnement. Le taux de contact obtenu par cette méthode est sans commune mesure avec celui d’un courrier.

ConcertationLa consultation réglementaire, menée en face à face.

Concertation réglementaire des locataires

Toute opération lourde sur le parc social suppose une consultation des locataires. La difficulté n’est pas juridique, elle est pratique : obtenir une participation suffisante pour que la démarche ait un sens, et pour que l’opération ne soit pas contestable ensuite.

Nous conduisons la concertation en présentiel, immeuble par immeuble, cage par cage. Explication du projet en face à face, réponse aux questions concrètes que personne ne pose en réunion publique, durée des travaux, présence dans le logement, évolution de la quittance, relogement temporaire. Les objections remontent avant le chantier, ce qui laisse le temps de les traiter.

Sur une opération conduite par voie postale, la participation plafonnait à 14%. Après déploiement d’un porte-à-porte, elle est montée à 73%.

Voir le cas détaillé

Réhabilitation d’un immeuble de logement social en site occupé

Accompagnement travaux et relogement

Une réhabilitation en site occupé est une épreuve pour les ménages : intervention dans le logement, coupures, bruit, poussière, parfois déménagement temporaire. Les situations les plus difficiles concernent les personnes âgées, isolées, en situation de handicap ou de fragilité psychique.

Nos équipes assurent l’interface entre le ménage, le bailleur et les entreprises pendant toute la durée de l’opération : information sur le calendrier réel, préparation du logement, signalement des difficultés qui appellent une adaptation, accompagnement des relogements temporaires ou définitifs. Cette présence évite l’essentiel des blocages qui font glisser un planning.

Aller-versLes situations que les fichiers ne voient pas.

Traitement des situations fragiles

Isolement, incurie, troubles du voisinage liés à la santé mentale, impayés qui s’installent, refus d’ouvrir la porte. Ces situations mobilisent lourdement les équipes de gestion locative et se terminent souvent en procédure faute d’avoir été traitées à temps.

Le repérage précoce suppose quelqu’un qui monte dans les étages et qui revient. Nous établissons le contact, qualifions la situation et orientons vers les acteurs compétents, services sociaux, secteur psychiatrique, associations spécialisées, puis nous maintenons le lien pendant que la prise en charge se met en place, période où beaucoup de dossiers se perdent.

Le livrableDes propositions dimensionnées, pas un constat.

Ce que contient un livrable

Un diagnostic qui se contente de décrire ne sert à rien. Le nôtre se termine toujours par des propositions dimensionnées, chiffrées et hiérarchisées, dont vous pouvez retenir une partie seulement. Concrètement, un rapport comporte cinq volets.

  • La cartographie des usages. Quels espaces sont occupés, par qui, à quelles heures, et ce qui s’y joue réellement. Une dalle désertée à 18 h et saturée à 22 h n’appelle pas la même réponse qu’un hall occupé toute la journée.
  • La parole des habitants. Restituée telle qu’elle a été recueillie, y compris quand elle contredit le diagnostic technique. C’est souvent la partie que nos commanditaires relisent le plus.
  • Le jeu d’acteurs. Qui intervient déjà sur le territoire, avec quel mandat, et où sont les recouvrements ou les angles morts. Beaucoup de dispositifs échouent parce qu’ils doublonnent une action existante sans le savoir.
  • Les scénarios d’intervention. Deux ou trois options de dimensionnement, avec pour chacune les effectifs, les plages horaires, le coût et les effets qu’on peut raisonnablement en attendre.
  • Les indicateurs de suivi. Définis avant le déploiement, jamais après. C’est la seule façon de pouvoir dire, un an plus tard, si le dispositif a produit quelque chose.

Quatre erreurs qui coûtent cher

Lancer l’enquête trop tard

Une enquête d’occupation démarrée quand les marchés de travaux sont déjà notifiés ne sert qu’à constater les problèmes, plus à les éviter. Le bon moment se situe six à douze mois avant le démarrage.

Sous-dimensionner le nombre de passages

Un seul passage en porte-à-porte touche à peine la moitié des ménages, et pas les mêmes que les suivants. Économiser sur les passages, c’est produire une photographie biaisée du peuplement, puis fonder une opération dessus.

Séparer le diagnostic de l’accompagnement

Quand l’équipe qui a rencontré les ménages n’est pas celle qui les accompagne pendant les travaux, la relation est à reconstruire, et une partie de ce qui avait été repéré se perd en route.

Traiter la concertation comme une obligation

Une consultation menée pour cocher une case produit un taux de réponse faible, des objections découvertes en cours de chantier et, parfois, un contentieux. La même démarche menée sérieusement fait gagner du temps sur l’ensemble de l’opération.

RestitutionUn reporting structuré, des comités mixtes.

Comment nous restituons

Chaque mission d’ingénierie donne lieu à un reporting structuré et à des comités de pilotage mixtes, où nos observations de terrain sont confrontées aux données du donneur d’ordre. Nous restituons ce que nous avons constaté, y compris quand cela contredit l’hypothèse de départ : c’est la seule façon pour une étude d’avoir une valeur.

Une chargée d’étude Promévil au travail sur un diagnostic

Quand nous solliciter

Le plus tôt possible, et de préférence avant que la décision ne soit prise. Une opération de réhabilitation se prépare un an à l’avance ; un dispositif de médiation se dimensionne sur la base d’un diagnostic mené hors période de crise. Nous intervenons aussi en cours de route, pour réorienter un dispositif qui ne produit pas les effets attendus, mais c’est toujours plus coûteux que d’avoir regardé au départ.

Nos missions d’ingénierie se conduisent indépendamment de tout déploiement de médiation. Une collectivité ou un bailleur peut nous confier un diagnostic sans engagement de suite, et le confier ensuite à un autre opérateur : c’est une condition de sérieux du travail d’étude.